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L’île de la Réunion, l’esclavage, photos.

Histoire

L'esclavage à la Réunion
Pendant prés de 2 siècles, plus de 200 000 esclaves furent déportés sur l'île de la Réunion, la plupart venaient de Madagascar ou d'Afrique Orientale. Entre 10 et 30 % d'entre eux mouraient durant le transport : maladies, mauvais traitements, fatigue (en 1731 un navire appelé La Badine débarque 31 esclaves survivants, les 169 autres avaient trouvé la mort durant le voyage). L'espérance de vie d'un esclave travaillant la terre était de 35 ans et 70 % des "propriétaires" utilisaient le fouet comme punition.

La période esclavagiste débute vers 1685, elle est orchestrée occasionnellement par les pirates et ce jusqu'en 1726. En 1702 commence la traite d'africains de l'Ouest suivie en 1728 par la traite indienne. La compagnie des Indes organise ce trafic dés 1718. En 1724 le code noir est instauré. En 1727 la chasse aux marrons est ouverte (les marrons étaient des esclaves en fuite, ils se réfugiaient principalement dans les hauts de l'île) elle se poursuit jusqu'en 1765. A partir de 1829, les travailleurs indiens dits "engagés" sont introduits, c'est la période de la traite clandestine. L'esclavage est abolit en 1848 et marque l'avènement de l'engagisme. Peu après l'abolition de l'esclavage, dés 1849 (libération de plus de 60 000 esclaves) de nombreux affranchis partent vivre dans les hauts notamment à la plaine des palmistes ou à Salazie, on assiste à la création de nouveaux villages comme la rivière des pluies. D'autres entrent en vagabondage et en 1852 et pour palier à ce problème, on l'interdit et on instaure alors le "travail obligatoire" et l'impôt sur le revenu ! L'engagisme cesse progressivement dès 1901 et prend fin seulement vers 1934 sous l'impulsion de Rodriguais qui décident de rentrer dans leurs pays pour ne plus avoir à subir de mauvais traitements.

Camp marron du Dimitile

Vue aérienne du camp du Dimitile
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Mahé de la Bourdonnais
Gouverneur général de l'île de Bourbon (île de la Réunion) de 1735 à 1746, il développe le réseau routier de l'île, la canne à sucre, l'industrie et la présence militaire. Cette présentation pour livre d'histoire ne reflète en rien la véritable personnalité de l'individu, il a considérablement développé la traite à partir de Madagascar et le nombre d'esclave a doublé durant son mandat, plus de 6500 en 1735, 12 000 en 1744 et il a mis en place des taxes en nature qui augmentait leur travail.
Il est précisé qu'à son arrivée dans l'île, il a pris des mesures pour favoriser le vie des esclaves (sans doute pour éviter qu'ils entrent en marronnage ou qu'ils se révoltent) ces mesures ne sont pas vraiment exceptionnelles : fournitures de vêtements et amélioration de leur nourriture.

Campement marron (reconstitution)
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Sculpture de Richard Vildeman représentant une famille marron
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Système de fixation à bord des navires négriers
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Le guetteur du Dimitile
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Vidéo : La traite des noirs. Commentée par Joseph Ndiaye (1922-2009), ancien conservateur de la maison des esclaves de Gorée au Sénégal.

Vaisseau négrier pousuivi jetant ses esclaves à la mer
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Vaisseau négrier (chambre de commerce de Dunkerque)
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Photos Dimitile : Association Capitaine Dimitile capitaine dimitile
Photos anciennes : Médiathèque de St Pierre (fonds ancien Raphaël Barquisseau) ville de St Pierre


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